Où va-t-on ?

Fin mai. Un DS sur siège éjectable, un coach intérim annoncé ça et là mais pas totalement parti, des joueurs sous contrats sur le départ, aucune communication du club sur la direction sportive... Alors qu'on espérait que la fin de saison sonne le glas de l'immobilisme qui a miné cette saison, il semble faire des heures sup'. Si en coulisses, l'entreprise à mission semble avoir attiré des investisseurs et qu'un budget conséquent serait sur les rails, le silence radio devient assourdissant. On fait le point.
Palmer sur le départ
Les multiples paris perdus par Crawford PALMER devraient logiquement sceller son sort en Limousin. La rumeur court depuis des mois que la décision a été prise mais toujours rien alors que le mercato estival bat son plein en cette période de playoffs. Si la direction a effectivement acté cette décision, il serait temps de le faire publiquement et surtout d'annoncer un remplaçant. C'est là que le bat blesse, Jeremy SARRE pourtant partant de Boulazac ne se serait pas engagé dans son club formateur et la direction ne veut pas évincer le DS actuel sans avoir un nom à aligner... pour ne pas perdre la face, mais ne rien annoncer n'a pas un effet bien différent.
Un coach ?
Arnaud TESSIER a bien été intronisé comme intérim pour la fin de saison. Depuis, des rumeurs persistantes l'annoncent dans une division inférieure. En parallèle, Pierric POUPET, victime du nouveau caprice de TP, a été approché dans le but de faire le chemin inverse de Tessier. A date, aucun des deux n'a bougé et on peut légitimement s'interroger sur la légitimité des intentions de l'ex-meneur cercliste. Après deux saisons sur le banc d'EuroLeague de l'ASVEL, il a amassé de l'expérience et montré des choses intéressantes malgré des moyens limités sur la scène européenne, et plutôt bien mené sa barque en Betclic Elite. Alors pourquoi Limoges ? On ne va pas gober la carte de la nostalgie ou de l'amour du maillot. En 2026, Limoges est un club lambda moyen-moins de Betclic Elite avec en prime un contexte et une pression XXL. Cet intérêt éventé du CSP pour le technicien rhodanien lui offre une bien belle opportunité de faire monter les enchères de la part d'autres équipes qui auraient plus à lui offrir, y-compris l'Europe.
Dans le même temps, si c'est signé sans avoir signé de DS... ça la fout mal. On en revient à la conclusion du paragraphe précédent : ne pas perdre la face.
Les joueurs
Alors que seuls Lang, Amsellem et Invernizzi étaient liés par contrat, Stergar s'est ajouté à cette liste en cours de saison. La jurisprudence Kenny BAPTISTE nous rappelle à tous que les contrats ne veulent rien dire. Au moment de l'éviction de coach Gjergja alors que le club s'approchait dangereusement de la ligne rouge, tout le monde semblait sur la sellette y-compris les intouchables (comprenez Nico LANG) tant le dégoût inspiré par l'attitude du groupe avait monté la moutarde au nez à de nombreux cadres du club.
Depuis, de l'eau a coulé sous le pont neuf, et quatre victoires plus tard, plus personne ne semble se rappeler que ces employés ont mis l'avenir du club en danger parce que l'entraineur ne leur convenait pas, se prenant au passage la plus grosse déculottée de l'histoire du club et offrant au relégué son unique victoire de la saison. Amnésie/amnistie générale, les indéboulonnables ont été solidement reboulonnés au piédestal pas franchement légitime et semblent une nouvelle fois à la manoeuvre pour influencer les choix qui ne devraient relever QUE de la direction sportive... ah oui, mais on n'en n'a pas ! Donc on écoute les ex-preneurs d'otages pour choisir leur prochain supérieur hiérarchique... qui devra leur plaire. Ca devient de plus en plus compliqué de ne pas perdre la face. Mais on a gagné 4 matches, alors comme l'a dit un autre homme pressé en son temps : "Tout est pardonné".
2026-2027
Concrètement, Limoges devrait annoncer des partenaires d'envergure nationale et se doter d'un budget lui permettant d'envisager sérieusement une place de playoffable et donc l'Europe pour 2028 (et pas juste pour la comm' !).
En parallèle, l'Elite devrait légèrement se rééquilibrer. Monaco vit la fin de sa période de faste. Les créanciers ont pris le rocher d'assaut. Le FISC a enfin réussi à geler les avoirs de l'oligarque russe propriétaire du club (et de Skweek) un peu comme tous ses compatriotes un peu partout en Europe depuis 2022. Les joueurs et leurs agents ont étalé au grand jour les impayés et la principauté a volé au secours de son club de basket... mais rien ne semble garanti pour l'année prochaine et le passage devant la DNCG.
Honnêtement, ça fait du bien de lister des problèmes financiers ailleurs que chez nous ! Bon, il manque certes la créativité de la famiglia avec les investisseurs africains hébergés en Asie ou les épiciers fans de nymphettes, mais quand même ça rassure un peu de ne plus être les seuls mauvais élèves.
Le Portel, désormais relégué, n'est pas non plus assuré de survivre.
L'ASVEL dont les montages des contrats a fait l'objet de bien d'interrogations (au point de voir des joueurs majeurs comme Nando DE COLO quitter le navire en perdant de l'argent) semble se lancer dans des investissements massifs pour rémunérer son coach débutant (enfin non, il est sélectionneur EdF U17M) avec un salaire record... la DNCG appréciera tout cela....
Bourg risque de miser sa chemise (et tout ce qui a été construit depuis une décennie) pour une participation à l'EuroLeague... rappelons que l'ASVEL a été sanctionnée cette saison car sa masse salariale était trop faible pour la ligue européenne.
Saint-Quentin a payé cher ses saisons européennes et le départ de son prospect vedette pour la NBA. La prime venue d'outre-Atlantique n'a pas permis au club de l'Aisne de renouveler le miracle et ce sont les playoffs de ProB qui se profilent désormais pour les picards ? Battus lors du match 1 à Poitiers, Saint Quentin est à 40 minutes de la relégation.
Tout cela pour vous dire que le championnat risque d'être beaucoup plus ouvert... et ne sera plus archi dominé par deux équipes (voire 3 quand l'ASVEL fait respecter son rang et son budget). Paris devrait confirmer sa dynamique, mais plus personne n'est calirement identifié sur le podium tant des Cholet ou Bourg travaillent bien... ce qui est potentiellement intéressant pour un CSP qui devrait avancer avec un des plus gros budgets de son histoire... encore faudra-t-il qu'il soit utilisé avec sagesse et habileté.
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Une défaite à l'image de la saison
Le Mans 101 - 84 Limoges : Analyse

# 5 - pointguard
26/05 - 20h22
Faut quand même bien se mouiller la nuque pour avoir autant d’agressivité envers LP qui certes ne communique pas assez mais a sauvé le club alors que si on devait en passer quelques uns au goudron et aux plumes on a les daltons qui ont ruiné un club sain puis la famiglia qui a tenté d’en faire une pompe à fric au risque de le détruire (et c’est passé très près !!!)… mais non c’est Peluhet qu’on veut mettre sur un croc de boucher ?!!!
C’est abyssal.