Dario OUT, Crawford en sursis

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La décision est tombée via un communiqué du club, le CSP écarte son entraîneur croate Dario GJERGJA et confie le coaching au second assistant Arnaud TESSIER. Le fossé entre les joueurs et le staff technique était tel que cette issue semblait inéluctable. Le DS Crawford PALMER serait lui aussi sur la sellette mais rien n'est officialisé pour le moment. Retour sur un crash prévisible.

Un coach "à l'ancienne"

Les euphémismes circulent depuis un moment et on parle de tensions ou de distance entre le technicien croate et son effectif. Pour être plus concret, il semblerait que l'entraîneur soit un "raide" pour la nouvelle génération de joueurs. Exigeant et ne mâchant pas ses mots... ce qui était hier un coaching "à la Yougo" est aujourd'hui vécu comme une multiplication d'agressions verbales. L'ex sélectionneur serbe aurait apprécié de ses joueurs qu'ils serrent un peu plus les dents en cas de blessure et jouent malgré la douleur ou reviennent plus vite après convalescence. Encore une fois, ce qui était autrefois la norme est aujourd'hui caduc. Quand on sait à quel point les blessures ont émaillé cette saison aussi bien par leur nombre que par leur durée, une médiation interne aurait dû être mise en place bien plus tôt.

Des égos froissés

Quand vous avez de fortes personnalités à gérer, il apparaît assez évident que ce n'est pas en leur rentrant dans le lard que vous allez vous les mettre dans la poche. Avec des Lang, Mason, Ware et autres Invernizzi, autant dire que la "stratégie" du coach croate était vouée à l'échec. Chacun ayant ses exigences de minutes, de tickets shoots voire de considération, la méthode Dario ne pouvait pas fonctionner dans ce contexte.

Une décision tardive

"Enfin" a-t-on envie de dire ! Cela fait des mois que le CSP traîne des pieds à trouver une solution. A la trêve de décembre, des renforts ont été annoncés puis "abandonnés" faute de joueurs correspondant au profil (quand le reste de la Betclic Elite a réussi à trouver des joueurs...). On a bien compris avec le revers historique à Chalon que les joueurs avaient lâché le coach (peu importe les conséquences pour le club). La prise de décision a pris un temps infini à l'échelle du basket pro et les allers-retours entre les différentes parties qui ont in fine échoué sur le bureau de Lionel PELUHET accouchent d'une mise à l'écart du coach (seul fusible possible dans un règlement LNB qui interdit les recrutements de joueurs après février sauf remplacement médical). En s'y prenant plus tôt, la direction aurait pu tenter de décapiter la fronde et de miser sur le staff pour la saison prochaine en signant deux joueurs forts sur 2 ans. L'inertie du DS et les non-décisions de la direction ont donc amené à la situation du jour avec un club condamné à payer 2 ans de contrat à un coach (sauf accord amiable ou procédure pour faute) et un recrutement 2027 hypothéqué entre les mains d'un DS que l'on voit mal rester aux manettes.

Messieurs les joueurs, bougez-vous !

Le public a suffisamment goûté des yeux levés au ciel, des semelles qui traînent et des attitudes blasées. Si vous êtes aussi forts que vos bulletins de salaire (8eme budget de BE) semblent le dire et maintenant que vous avez obtenu la tête du coach, il serait grand temps de se faire pardonner la branlée sans nom reçue en Bourgogne et de gagner les 2 matches qui mettront définitivement St Quentin à distance.

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