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Vous n'aurez pas l'Audace et la Lorraine

Illustration
Après un été de torpeur entre canicule, incendies, départ de Demonte Harper, crise énergétique et spoil de la saison 5 de "The Crown" sans même connaître un seul jour d'été indien, nous voici lancés dans une nouvelle saison en passant par la Lorraine. Malheureusement la Lorraine c'est loin, c'est au bout de la Terre et le Limoges CSP 2022/2023 a démarré par une défaite 87-78. Analyse enfin presque...

des nancéens en mode crème à Gentilly


Après une cérémonie de pavoisement de bannière de champion de ProB et la découverte du nouveau magnifique maillot vert limougeaud, nous voilà parti avec un cinq de départ : Govens - Hawkins - Lang - Rodriguez - Schilling. Rodriguez bien décalé par Hawkins ouvre le compteur à trois points. Javontae Hawkins prend ses responsabilités et colle un joli shoot sur la face de son opposant. Un "and-one" de Gombauld provoque la 2e faute de Rodriguez et cela fait 12-5 pour Nancy. L'écart se creuse encore après deux drives successifs d'Houmounou et Gallinat. "Assez" dit alors Cancellieri qui prend un temps-mort. Fisher tente sa chance à 6m75 et fait bingo. Le score passe à -10. C'est le moment choisi pour le chevalier Lang d'intervenir. Mais qui est le chevalier Lang ? On l'appelle le chevalier Lang il va et il vole au secours d’innocent ! Govens décale bien Yeguete facile avec la planche. Mais ce soir c'est Nancy... Sinatra "bang bang he shoot me down". Les verts perdent une nouvelle balle et voilà l'écart à -13. Rodriguez attrape et convertit un rebond offensif. Hawkins calcule bien et obtient 3 lancers 26-15 pour le SLUC à la fin du premier quart. Je ne vous ferais pas l'offense de dire que nous jouons comme des quiches en Lorraine mais presque.

Rodriguez va chercher le and-one en solo. Labanca fait sauter Gentilly. 29-17 pour le SLUC. Mathieu Wojciechowski convertit de loin une offrande de Govens. Lucas Ugolin réalise une belle claquette. Wojciechowski rate de peu l'interception sur Gombaud qui redonne 11 points d'avance aux nancéens. Nouveau conciliabule pour les limougeauds et pas sûr que Massimo propose des bonbons à la bergamote. Le CSP est alors tiré par un tramway nommé Dési qui réalise un nouveau and-one. En trois transitions rondement menées, les hommes de Lautié porte le score à 44-27. C'est l'Amérique à Nancy. On assiste aux premiers points de Schilling. Les lorrains rentrent tout, c'est indécent. Il faut dire que notre défense est encore plus fragile que du cristal de Baccarat. Un athlétique alley oop de Schilling lancé par Wojcie nous apporte un peu de Daum au cœur. Hawkins obtient une nouvelle fois trois lancers qu'il convertit aussitôt. Gallinat est toujours insaisissable et permet à son équipe de passer la barre des cinquante points. Ugolin, qui comme Victor n'a rien à Prouvé à Nancy, marque en transition avec un tir primé. Hawkins au buzzer de loin ramène les limougeauds à 54-40 à la mi-temps. Les nancéens shootent à 66% de réussite à trois points, c'est de l'art nouveau à ce niveau !

stranger things malgré hawkins


Hawkins démarre tambour battant le second acte avec un shoot en force avec la planche. Une grosse défense, enfin, permet au même Hawkins d'aller scorer en transition. C'est le moment choisi par le chevalier Lang d'intervenir. Mais qui est le chevalier Lang ? On l'appelle le chevalier Lang il va et il vole au secours d’innocent ! 7-0 en cours pour le CSP. Un panier avec la faute de Govens ramène les limougeauds à 56-50. Hawkins bâche méchamment Grantham et enchaîne avec un magnifique move. Govens accélère le rythme une énième fois pour Hawkins. On revient à -4. Nancy est en hiver avec de la neige mouillé. Hawkins en fadeway continue son récital. La suite est moins idyllique. On manque des shoots ouverts et Grantham à l'intérieur redonne vie à la cité ducale. L'écart remonte à -11. Schilling réalise un joli move. Lang tue une pigeon sur la planche mais obtient intelligemment deux lancers qui ramène le CSP à cinq longueurs. 68-62 pour les locaux à la fin du 3e quart-temps. Les lorrains semblent ne plus savoir à quelle patrie se vouer.

Le début du dernier acte est complétement foutraque. Je vous propose donc un intermède musicale bien à propos avec C'Jérôme interprétant "Nancy" :
Café des Sports, deux diabolos pour un « jeu t'aime », j'y pense encore.
Quand mon coeur passe par la Lorraine américaine.
Avec tes couettes, toute une époque, let's twist again.
Dans tes yeux bleus, c'était l'Amérique à Nancy.
Dans tes cheveux, cinquante étoiles brillaient la nuit.
Hello Nancy...

34e minutes, Vinales de loin se remet au travail forcé et ouvre enfin le compteur du quatrième quart-temps. Wojciechowski avec la planche maintient l'écart et surtout l'espoir. Jayvon Graves part en trombe en coast to coast pour deux lancers. Il n'en convertit qu'un seul. Grantham, sur le parquet avec quatre fautes, punit notre zone small ball. 76-65 à quatre minutes du terme. Wes Clark se signale à trois points mais derrière c'est Wes Craven avec une horrible perte de balle. Ce diable de Vinales exécute un 3/3 aux lancers francs et redonne douze points d'avance aux rouges et blancs. Le chevalier Lang intervient à 6m75. Mais qui est le chevalier Lang ? On l'appelle le chevalier Lang il va et il vole au secours d’innocent ! Darrin Govens l'imite et on revient à six unités. Mais les cerclistes étant dans la pénalité, chaque faute offre des lancers au SLUC. Vinales crucifie le CSP et porte le score à 85-76 à 45 secondes de la fin. Il mérite une Place. C'est Nancy au printemps ça ressemble au Midi à Gentilly. Score final 87-78 pour le SLUC Nancy.

la porte de notre défense a Héré


Ce fut le sacerdoce de notre souverain pontif Massimo la saison dernière. Sans elle point de salut. La défense fut l'élément clé de cette défaite en terre Lorraine notamment en première mi-temps où ce fut Porte Héré ouverte ! Encaisser 54 points dans le premier acte, chez un promu, n'est tout simplement pas acceptable. Alors manque d'automatisme ou suffisance ? La question mérite d'être posée car cette équipe, quand elle l'a voulu, a su recoller au score. Rodriguez et Hawkins ont par séquence éclaboussés le parquet de leur talent. Malheureusement, dans le basket moderne deux joueurs ne font pas tout. Quid de la prestation en demi teinte de Lang ? Quid des cinq petites minutes de Yeguete ce soir ? Quid de l'absence de Bryce Jones à peine compensée par Clark ? Espérons que notre coach transalpin trouve rapidement les inconnus à cette équation car Le Mans se présente déjà mardi. En cas de victoire dans trois jours nous pourrons alors reprendre les mots, ou presque, du grand chanteur des seventies cité plus haut : "Images au ralenti qui font des souvenirs, Nancy ou Nancy c'était l'adolescence, Nancy ou Nancy ce n'était pas le même sourire ..." !!!

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