Défaite méritée du CSP

Illustration

Le CSP s'incline logiquement en fin de partie face à un Benfica adroit à distance (67-68). Après des deuxième et troisième quart-temps corrects sans plus, le CSP s'arrête de jouer en fin de match ne tenant que par sa défense. Scotché à 65 points pendant cinq minutes jusqu'aux deux derniers lancers-francs réussis de Clark, aucun joueur et aucun système n'ont été capables d'inscrire le moindre point. Peu de satisfactions. Yeguete et Rodriguez sûrement. Clark et Govens ratent totalement leur fin de match. Quant à Hawkins, no comment ! Analyse.

LE MATCH

1erQT : Les Lusitaniens adroits à distance dominent le CSP (16 -22 )

Le CSP démarre avec le même cinq de départ que samedi dernier soit Clark, Graves, Lang, Rodriguez et Yeguete. Ce dernier s'illustre dès le début du match. Rodriguez est en réussite. Les deux équipes se rendent coup sur coup avant que Benfica ne mette plus d'intensité dans le jeu avec une réussite insolente aux tirs à distance. Le CSP est à distance des visieurs (12-17). Govens sur une action, entre dans le trafic et s'en sort bien (14-17). Hawkins rentre en mode catch and shoot and fail. Hors systèmes. Free as a bird. Nos intérieurs font le boulot. Le CSP est à portée de tir des visiteurs.

2ème QT : Dominant au rebond, le CSP mène à son rythme (40- 36)

En début de ce deuxième quart-temps, Hawkins confisque le ballon et shoot dans tous les sens sauf dans le cercle. Catastrophique. Le CSP en difficultés va revenir dans le "game". D'abord Govens, Rodriguez puis Lang permettent au CSP de se rapprocher des lisboètes (30-33). Yeguete est maître des airs. Govens fait passer le CSP devant. Puis Yeguete se fait passeur pour Rodriguez.
Limoges est devant à la mi-temps. Il joue mieux sans Hawkins alors que les Lusitaniens sont en vie grâce à leur gros shoot à trois points.

3ème QT : Le CSP tant bien que mal reste en tête (57 -52 )

Ce quart-temps nous laisse une impression mitigé. On est dans un entre-deux : le CSP ne lâche pas le match et en même temps il est dans l'incapacité de mettre le couvercle sur le match.
Alors que Carter II réussit une claquette, Rodriguez permet au CSP de prendre le large (47-38). Les lisboètes, par Almeida, Gomes puis Brossard permettent aux lusitaniens de revenir sur les talons du CSP. Schilling donne trois points d'avance (51-48). Le rebond est plus disputé. Lang est sifflé d'une faute offensive. Le jeu offensif du CSP se désagrège. Hawkins réussit un festival de tirs "allez oupss". Rodriguez assure le rebond. Les limougeauds gardent cinq points d'avance avant d'aborder l'ultime round (57-52).
Les éléments d'un possible désagrément sont déjà là.

4ème QT : le CSP se délite jusqu'à en perdre la rencontre (67-68 )

Au début du dernier quart-temps, Carter II montre la voie du filet. Lang préservé, rentre à 8 minutes de la fin . Moins de deux minutes plus tard, il sort pour cinq fautes. Yeguete réussit un gros shoot puis Govens grâce à une passe de ...Hawkins. Chant du cygne. Début de la fin.
Touché, coulé. Le CSP, va subir en fin de match la "lucidité" des Lusiades. Panne offensive à plus de cinq minutes de la fin. Seuls les lancers-francs marqués à quatre secondes de la fin rompent cette longue période de disette en vain.. Lang sur le banc, Hawkins perdu, les arrières sans inspiration, pas de système. La défaite se dessine avec une remontée progressive et réelle des lisboètes. Le tir primé qui nous sacrifie est à l'image de tout le match. Clarck bénéficie de trois lancers-francs : il n'en réussit que deux. Ce gâchis est à l'image de la soirée.

ANALYSE :


L'ébauche de mieux entrevue samedi dernier n'a pas été confirmée ce soir. Le CSP a dominé sans convaincre à partir du deuxième quart-temps jusqu'à cinq minutes de la fin. Si la défense a globalement tenue, l'attaque a à peu près fonctionné sans fond de jeu, à l'exception de Hawkins qui jouait seul dans son coin. Puis patatra, la lumière s'est étente à un peu plus de cinq minutes de la fin. Absence de cohésion . De la peur sur les visages. Pas un début de commencement de systèmes. Des pertes de balles , une incapacité à créer du jeu des meneurs tels Govens et surtout Clark indigne à ce niveau. Et ceci face à Dalmeida, même s'il a été très bon ce soir.

L'équipe

Les bases arrières : le point faible de l'équipe ce soir. Une catastrophe en fin de match. Problèmes de remontées de balles, incapacité à faire vivre la gonfle, à trouver des shoots ouverts. Wes Clark a eu une gestion calamiteuse du ballon. Pertes de balles en fin de match.. Le dernier lancer-franc raté empêchant d'avoir droit à une prolongation (on, ça arrive aux meilleurs).
Darrin Govens n'a pas fait mieux que Clark. Prestation médiocre. Il a coulè face à Dalmeida. Enfin, seul Jayson Graves avec dix points, six rebonds et cinq passes décisives a tiré son équipe vers le haut. A l'instar de Rodriguez n'a pas encore déçu.

L'artillerie a failli: l'un pour abandon de poste ; l'autre pour sabordage chronique.
Nicolas Lang m'a fortement agacé ce soir. A 7 minutes du coup de sifflet final, il est à 4 fautes et ne cherche à aucun moment de se préserver. Il bloque au lancer-franc adverse tel un dingo puis commet sa cinquième faute lors de l'action suivante. Le CSP avait besoin de lui comme danger offensif.

Bon que dire sur Hawkins. Adepte du "catch and shoot and fail". Il prend le ballon, cherche à marquer quelle que soit sa position de tir. Une mécanique de tir à l'avenant. Quand il a vu que ça ne rentrait pas, il a clairement perdu confiance et s'est plus débarrassé de la balle que fait des passes. Pas de sens du collectif., ça on le savait. Mais ses initiatives sont à l'emporte pièces.
Décidément, il me semble revoir Paul Thompson, qui tentait, tentait, sans réussite. II avait été le point faible du CSP à l'époque en attaque. Hawkins est au fond du trou. Grosse déception à ce stade. Quoi faire !

L'ailier vraiment "fort" Desi Rodriguez a été l'homme fort de l'équipe as usual. Meilleur évaluation (19) avec douze points, huit points et trois passes décisives. Notre big man.
Mathieu Wojciechowvski, peu présent sur le parquet. Impliqué comme toujours maiw brouillon, n'a pas montré grand chose.

Le secteur intérieur ]est le point fort de l'équipe ce soir, même si, à l'instar de l'équipe il a été moins présent en fin de partie.
Gavin Schilling a donné satisfaction. sous le cercle avec neuf points et neuf rebonds. Wilfried Yeguete en progrès constant. Il a montré une belle implication défensive, qui nous permet avec Schilling d'être maîtres du rebond une bonne partie du match. Il a aussi montré un véritable apport offensif par rapport aux matchs précédents, en marquant 10 points.

Samedi, voyage dans l'est

Après l'amer défaite contre Les Lusiades, retour au championnat domestique par un déplacement à Strasbourg. Y infirmer la prestation vue ce soir. Après le temps du doute puis du léger mieux, arrive celui de l'intranquillité, terme que l'on pensait réservé aux compatriotes de Pessoa ou de Bernardo Soares comme vous voulez.
Face à un adversaire ayant connu le même nombre de défaites, le CSP, doit s'accrocher et rebondir. Après cette fin de match épouvantable, le CSP nous doit une sacrée revanche.

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